Communauté hospitalière sur le chemin

des étoiles

 

Notre accueil

 

 

Tu veux faire étape dans une maison de pèlerins et être accueilli par des pèlerins qui désirent t’aider à progresser vers le sanctuaire ?  Alors arrête-toi à l’Hospitalité Saint Jacques !

Tu pourras partager l’essentiel de notre vie de communauté chrétienne consacrée à l’accueil : la nourriture spirituelle par la prière qui nous relie les uns aux autres et tous à Dieu, la nourriture des repas pris en commun  et l’écoute réciproque. Partager en confiance et en toute liberté, dans le don et sans logique commerciale, c’est rare et précieux. Préservons cet esprit de Compostelle !

 

 

 

Tu es invité à partager notre repas.

 

 

…à dormir en dortoir,

 

 

… à prier avec nous, si tu le souhaites (Laudes, complies…).

… et à participer librement aux frais d'hébergement...

 

Tu ne pourras pas faire de réservation à l’avance  mais tu pourras téléphoner la veille...

 

 

Apparition au chêne de Mambré    

 

« Le Seigneur apparut à Abraham aux chênes de Mambré alors qu’il était assis à l’entrée de la tente dans la pleine chaleur du jour. Il leva les yeux et aperçut trois hommes debout près de lui. A leur vue il courut de l’entrée de la tente à leur rencontre et se prosterna à terre… » (Genèse 18, 1-2)

 

 

Patricia Valette, pèlerine et hospitalière iconographe, a écrit et offert à l’Hospitalité Saint Jacques, une icône de « l’Hospitalité d’Abraham » dans la même veine que celle, offerte précédemment, de la Transfiguration.

 « l’Hospitalité d’Abraham » , (Genèse 18) est le prototype même de l’accueil hospitalier où l’étranger, le pèlerin, le voyageur, le nécessiteux venu d’ailleurs, sont Dieu lui-même. L’iconographe  a révélé le caractère spirituel de l’hospitalité jusqu’à la longue et profonde méditation d’Andrei Roublev écrite au XIVème siècle dans l’icône de la Trinité représentant l’Hôte-Trine.

 

L’icône fut bénie le 3 juillet 2016 par le Père Aurélien de Boussiers, de notre paroisse, au cours de la prière des complies avant de trouver sa place dans le réfectoire des pèlerins où elle dit aux convives : « vous êtes des hôtes sacrés ».

 

Pour aller plus loin :

L'HOSPITALITE SAINT JACQUES

une œuvre de miséricorde

 

 Les œuvres de miséricorde, tant spirituelles que corporelles sont toujours l'expression de la miséricorde divine.

 

Sa miséricorde n'eut de cesse de se manifester pour soutenir les hommes dans leurs souffrances et leurs épreuves de pêcheurs, et jusqu'à leur offrir le salut en la personne de son Fils Jésus-Christ, mort pour nous.

 

 L'annonce de la Bonne Nouvelle du salut est la plus essentielle. Mais secourir nos frères malheureux dans leurs besoins immédiats est une pratique qui plait à Dieu : offrir l'hospitalité, nourrir les affamés, vêtir les nécessiteux...(Mt.25) Notre Seigneur lui-même enseignait dans un lieu désert les foules qui quittaient les villes et partaient à sa suite à pied, et, ayant pitié d'elles car elles n'avaient pas à manger depuis trois jours, il multiplia les pains pour qu'elles ne défaillent pas en route, en rentrant chez elles.

(1)

Jésus aime continuer à secourir les misères spirituelles et corporelles dans les œuvres qu'Il suscite, et à travers la faiblesse et les infidélités de ceux qui les servent.

 

Ainsi, l'HOSPITALITE SAINT JACQUES, œuvre de l'Eglise du Christ, est aussi au service de l'évangélisation des petits, des pauvres et des pèlerins par l'accueil de ceux qui passent, en les accompagnant sur le chemin ou en les recevant en sa communauté pour aller ensemble toujours plus loin.

 

« Donativo » : trésor du chemin de Saint Jacques.

           La grande tradition de l’hospitalité chrétienne a tracé la forme la plus élaborée de l’accueil dû à l’étranger que les civilisations traditionnelles avaient, quasiment toutes, pressenti comme de caractère sacré. La venue de Jésus, l’hôte parfait, n’est-elle pas l’accomplissement de ce pressentiment inspiré ? Conférant ainsi au petit, au malade, au pèlerin une dignité inaliénable, car d’origine surnaturelle, nous percevons dans la dépendance et la fragilité humaine, cet appel du Christ à l’amour-don : accueillir le Christ lui-même quand l’on reçoit le pauvre, le pèlerin ou le malade.

 

Extrait de la fresque dans l’église d’Aubrac

           Cette réflexion, guidée par des siècles d’histoire de l’hospitalité universelle,  est au cœur de l’Hospitalité Saint Jacques depuis sa fondation. Restait à tenter de traduire, dans notre accueil, cette forme accomplie de l’hospitalité chrétienne où l’hôte donne de lui-même sans exiger ni attendre de retour. Un accueil ouvert à tout pèlerin, sans  tarif,  comme cela se pratiquait déjà en Espagne, nous a paru une des formes les plus belles et les plus vraies de l’hospitalité chrétienne pour sortir de la relation commerciale et de l’inquiétude du lendemain. Nous ne voulions pas envisager une hospitalité conditionnée par un rapport donnant donnant, mais bien plutôt par un don désintéressé et une réponse libre de la personne reçue, témoignant ainsi du don gratuit et sans condition de l’amour de Dieu.

 

 

          Ce pèlerinage ne doit-il pas rester ouvert à tous, particulièrement aux plus démunis, aux revenus modestes, aux jeunes, aux chômeurs ?… Comment pourrions-nous envisager d’ouvrir notre porte aux pèlerins en fonction de leurs revenus, ou même de leurs religions?  L’accueil est un échange de dons qui ouvre à la fraternité sans condition d’aucune sorte ! (Lc. 12, 22-32) La liberté pleinement respectée du frère en Christ qu’est le pèlerin, demande instamment  à son hôte un détachement toujours vigilant.